TROIS DES CINQ PARTIS SE PRONONCENT CONTRE RABASKA LE PLQ LAISSE LA CHAISE VIDE ET FAIT LE DOS ROND
Réponses des candidats de la région de Québec aux questions posées par le Collectif Stop au méthanier concernant Rabaska
Québec, le 3 décembre 2008 - Le 23 novembre dernier, le Collectif Stop au méthanier (CoSAM) acheminait aux candidats des 8 circonscriptions entourant le lieu d’implantation projeté de Rabaska une série de questions leur permettant d’exprimer leur point de vue et celui de leur parti sur plusieurs aspects du litigieux projet.
Cinq candidats provenant de deux partis politiques provinciaux ont répondu au questionnaire : Valérie Guilloteau (Lévis), Serge Roy (Taschereau), Jean-Nicolas Denis (Bellechasse) et Marc-André Gauthier (Jean-Talon) de Québec Solidaire et Jacques Legros du Parti Vert du Québec (Montmorency). Jacques Nadeau du Parti Québécois, a opté pour un communiqué de presse au lendemain d’une rencontre avec les citoyens de l’Île d’Orléans.
Le Parti libéral du Québec et l’Action démocratique du Québec se sont faits silencieux malgré l'occasion offerte de faire le point et de nuancer leur appui à Rabaska surtout dans le contexte suivant le décret :· L’annonce récente par GDF-Suez (partenaire de Rabaska) d’une offre de participation de 27% à Gazprom, ce qui ajouterait aux avantages déjà consentis par protocole d’entente au géant gazier, notamment d’être l’unique fournisseur de gaz naturel liquéfié.
· La découverte d’importants gisements gaziers dans la vallée du St-Laurent.
· La dernière étude en date (nov. 2008) montrant que, dans la seule portion saskatchewanaise du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien, le potentiel de ressources gazières classiques exploitables est de 42% supérieur aux estimations de 1998 de l’Office national de l’énergie. Rappelons à ce sujet que l’argument massue des promoteurs de Rabaska était la diminution progressive sur une courte période de l’approvisionnement en gaz du Québec par l’Ouest canadien!
L’opposition ferme et sans équivoque de QS au projet Rabaska ne date pas d’hier; la candidate de Lévis, Valérie Guilloteau, représente d’ailleurs son parti au sein du Collectif depuis sa création. Le candidat de Taschereau, Serge Roy, réitère aujourd’hui leur position :«…ce projet ne correspond pas à notre vision d’une politique énergétique écologique». Et son collègue, Jean-Nicolas Denis de Bellechasse, d’ajouter « ce projet ne répond à aucun des trois piliers du développement durable : la justice sociale, la protection de l’environnement et une économie viable à long terme».
Le candidat du Parti vert du Québec dans Montmorency, Jacques Legros, l’un des agriculteurs qui se sont objectés au dézonage agricole des terres convoitées par Rabaska auprès de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec, qualifie «d'injustifiable et de probablement illégal le décret autorisant Rabaska ainsi que la décision de démettre la CPTAQ de son mandat d'analyse».
Pour sa part, le PQ va plus loin désormais dans son opposition au projet de terminal méthanier, laquelle avait consisté jusqu’ici à réclamer l’intervention de la Régie de l’énergie et des études indépendantes sur les questions de santé et de sécurité des citoyens. À l’instar de son parti qui affiche maintenant une fin de non-recevoir au projet Rabaska, le candidat Nadeau de Montmorency ajoute une nouvelle touche au tableau en précisant «l’opposition de son parti au Projet Rabaska, qui ne respecte aucunement la population de l’île [d’Orléans] et les principes les plus élémentaires du développement durable tel que l’acceptation sociale»; et d’ajouter: «À mes yeux, l’île d’Orléans est le berceau des familles québécoises et l’un des plus merveilleux joyaux du patrimoine culturel québécois. Il est vital de préserver toute la beauté de l’île et l’équilibre fragile que ses habitants ont réussi à protéger».
L’ADQ a déjà fait son nid sur Rabaska, notamment en se faisant le pilote d’un projet de loi privé entérinant des ententes intervenues entre Lévis et le promoteur au sujet des redevances financières éventuellement versées à la ville. Il n’en reste pas moins que quelques députés de la région manifestent en privé de sérieuses réserves quant à la pertinence de Rabaska.
Dans la présente campagne électorale, le PLQ laisse la chaise vide là où on aborde l’environnement et fait le dos rond devant le nombre croissant de critiques du projet, espérant sans doute que l’on ne va pas lui rappeler l’impossibilité pour le Québec d’atteindre les objectifs de Kyoto et choisissant de s’en sortir avec la bouée de la crise financière et économique.
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Jacques Levasseur et Normand Gagnon
pour le Collectif Stop au méthanier
http://stopaumethanier.acio.
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