Le réseau québécois des groupes écologistes et ses groupes membres s'interrogent sur l'absence de l'enjeu environnemental
Montréal, le 27 novembre 2008 -- Le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et ses groupes membres s’inquiètent du peu d’engagements environnementaux de la part des partis politiques. Les élections de 2007, pourtant tapissées de vert, n’ayant pas mené à des actions environnementales d’envergure, le pire est-il àcraindre de la suite de ces élections axées sur l’économie ? Le RQGE et ses membres annoncent leurs revendications et leurs craintes dans différents dossiers en conférence de presse.
Le RQGE est conscient des enjeux suscités par l'économie mais estime que l'actuelle crise économique ne doit pas occulter d'autres enjeux, au moins aussi importants, reliés à l'environnement et aux droits collectifs. Le RQGE s’inquiète donc du peu d’engagements des partis en ce sens. En effet, rien ou presque depuis le début de la campagne sur la gestion de l’eau, de la forêt, des matières résiduelles, des mines, sur les poursuites-baîllons(SLAPP), les enjeux énergétiques ou encore le financement du MDDEP et des groupes de base en environnement. Pourtant, ces dossiers traversent de nombreuses crises…
« La crise économique ne doit pas être utilisée par les partis pour banaliser la crise écologique. La crise économique démontre plutôt la fragilité de ce système économique basé sur une théorie ne prenant pas en compte la capacité limitée de la planète à régénérer les ressources naturelles, une conception dangereusement déconnectée de la réalité», déclare Yvan Croteau, président du RQGE.
Alors que les communautés continuent de se mobiliser pour protéger les ressources et ainsi assurer un avenir viable et que, depuis plus de trente ans, des groupes écologistes de base travaillent sur le terrain pour sensibiliser et mettre de l’avant des alternatives respectueuses de l’environnement, nous attendons toujours des engagements concrets de la part des partis traditionnels. Seule l’initiative d’une coalition de groupes environnementaux a amené le sujet sur la table durant cette campagne. Il a pourtant été maintes fois démontré que la qualité de l’environnement dans lequel vit la population québécoise est intimement liée à sa santé.
Le Réseau québécois des groupes écologistes et ses groupes membres appellent à ce que le prochain gouvernement prenne acte des crises qui s’alourdissent dans l’ensemble des dossiers environnementaux et agisse en conséquence. Ils souhaitent qu’un dialogue réel s’installe entre les acteurs et conduise à une gestion soutenable et responsable des ressources naturelles nécessaires à la santé publique et aux mieux-être de la société québécoise. Finalement, ils demandent que le ministère de l’Environnement, dont la part du budget provincial est de 0,31%, soit doté de moyens à la mesure des tâches à accomplir et qu’un soutien financier adéquat soit octroyé aux groupes écologistes d’action communautaire autonome.
Des annexes sont disponibles pour chacun des thèmes présentés, voir ci-bas.
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Pour plus d’informations :
Maude Prud’homme ou Priscilla Gareau (514) 392-0096
Les porte-parole des différentes organisations:
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Henri Jacob de l’Action Boréale de l’Abitibi-Témiscamingue : (819-856-0337) |
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Martine Ouellet d’Eau Secours!: (514)568-0777 |
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Pierre Lambert du Mouvement Vert Mauricie : (819) 532-2711 |
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Michel Duguay de Sortons le Québec du Nucléaire : (418) 802-2740 |
Lire le communiqué sur Gentilly-2 et la filière nucléaire |
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Karel Ménard du FCQGED déchets : (514)396-2686 |
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André Bélisle de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique : (418) 642-1322 |
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Priscilla Gareau du Réseau québécois des groupes écologistes : (514) 392-0096 |