
Rouyn-Noranda, le 17 novembre 2008 - L'Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue (ABAT) dénonce Wawanoloath, dans le dossier de la gestion forestière. Selon Henri Jacob, président de l’ABAT, « cette position reflète un opportunisme électoral irresponsable et n’augure rien de bon advenant la prise de pouvoir par le Parti Québécois. »
Monsieur Wawanoloath a soutenu sans réserve la position de la chef Pauline Marois qui, de passage en Abitibi la semaine dernière, a endossé les propositions du consensus piloté par le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et rendu public le 30 octobre dernier. L'ABAT tient à rappeler que les signataires du soi-disant consensus de Guy Chevrette, dont sont exclus la plupart des syndicats, les Autochtones et les environnementalistes entres autres, réclament ni plus ni moins que la privatisation de tous les bénéfices pour l'industrie et la socialisation de tous les coûts pour les contribuables québécois. De l’avis de plusieurs opposants à cette « contre-réforme », il ne s’agit que de mesures à court terme visant à perpétuer et accroître les privilèges d’une industrie primaire désuète et non compétitive. Comme l’a affirmé Luc Bouthillier, professeur titulaire au département des sciences de la forêt à l'Université Laval et expert en économie forestière, l’industrie veut « le beurre, l'argent du beurre et les faveurs de la crémière» et n’offre rien en retour. Qui plus est, selon l’ABAT, les conditions demandées par la CIFQ vont enlever toute possibilité pour les projets de 2e et transformation, elles
vont rendre extrêmement difficile voir impossible un climat favorable à la mise en place d’un nouveau régime forestier et vont rendre explosives les conditions pour l’harmonisation des activités forestières.
Selon monsieur Jacob, « la position de monsieur Wawanoloath n’est pas si étonnante quand on sait que les trois ministres des forêts les plus généreux envers l’industrie forestière au cours des trois dernières décennies furent des péquistes : Jacques Brassard, Guy Chevrette et François Gendron ».
Le député Wawanoloath, en entrevue sur les ondes de Radio-Canada, a affirmé que ce n'est pas le bon moment en temps de crise de faire payer l'industrie (notamment Tembec) et qu'il faut leur donner les vieilles forêts du nord aujourd'hui; et quand la relance arrivera, il sera toujours temps de les mettre à contribution. Il appuie donc "sans aucun bémol" la proposition du consensus du CIFQ.
M. Jacob conclut que « ce n’est pas fort pour un jeune député de remettre aux générations futures le problème en l'accentuant davantage. Il faudrait lui rappeler que ses ancêtres autochtones utilisaient toujours le principe d'agir en pensant à la septième génération. »
Source : M. Henri Jacob
819-738-5261
Il
y a une manière intelligente de faire de la foresterie, cette
intelligence-là existe, il s’agit de créer les conditions pour qu’elle
puisse fleurir
Richard Desjardins
Source : M. Henri Jacob
819-738-5261