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Montréal,
le 6 mars 2002 -- Le
Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) est déçu de la répartition des
600 000 dollars annoncés par madame Nicole Léger, ministre déléguée à la Lutte
contre la pauvreté et l’exclusion et par monsieur Jean-François Simard,
ministre délégué à l’Environnement et à l’eau, somme injectée dans des
organismes communautaires qui interviennent dans le secteur de l’environnement.
« Il est trop rare de voir de nouveaux
argents investis dans le financement des groupes en environnement, cependant
seuls quelques groupes nationaux et les Conseils régionaux de l’environnement
(CRE) en recevront », a déclaré Henri Jacob, président du RQGE.
Ce qui ressort de
l’annonce d’aujourd’hui, c’est qu’aucun montant n’est octroyé aux groupes de
base qui oeuvrent en environnement, qui travaillent avec la population pour
améliorer la qualité de vie et protéger l’environnement. Toujours au front et
répondant aux besoins de la population, ce sont eux qui analysent, revendiquent
et proposent des solutions et des alternatives, et faisant en sorte de rendre
crédibles les consultations publiques et celles du gouvernement. Malgré le fait
que le RQGE revendique depuis des années un financement de fonctionnement pour
les groupes écologistes locaux, ceux-ci ne sont toujours pas reconnus pour leur
apport dans les communautés à travers le Québec.
Un premier pas
positif a été réalisé en 1999 avec la mise sur pied du programme de financement
des groupes nationaux. Il faut cependant financer également les groupes qui
composent ceux-ci. De plus, en réinjectant de l’argent à des structures de
concertation déjà financées par le gouvernement, Québec ne favorise pas la
pleine participation des groupes dans les différentes régions. De plus en plus,
ces groupes sont essoufflés et ne peuvent remplir adéquatement leur mission de
protection de l’environnement. « Les CRE ont déjà un financement statutaire
pour leur fonctionnement et il eu été préférable que ces argents nouveaux soient
octroyés plutôt aux groupes de base.
D’après leur charte, les Conseils régionaux de l’environnement ont
besoin de la participation d’organismes environnementaux pour être légaux et ne
pas devenir des coquilles vides. Comment se fait-il que dans le cadre de la
politique, qui devait répondre précisément au problème de sous financement des
groupes d’action communautaires autonomes, aucune somme ne leur soit
réservée? », ajoute Henri Jacob.
Le RQGE bien qu’un des principaux
porte-parole des groupes environnementaux, déplore aussi le fait de ne pas
avoir été mis au courant de cette annonce et de ne pas avoir été consulté sur
les réels besoins des groupes environnementaux québécois.
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