La protection de l’environnement en péril

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Le Réseau québécois des groupes écologistes dénonce le budget du gouvernement Charest

  Montréal, le 31 mars 2004 – Le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) dénonce les coupures importantes dans les enveloppes réservées aux organismes environnementaux, annoncées dans le budget Séguin. De plus, le RQGE décrie l’affaiblissement et la baisse du budget du ministère de l’Environnement. Encore une fois, la protection de l’environnement en prend pour son rhume. 

Le soutien aux organismes oeuvrant en environnement passe de 2 195 000$ à 720 000$, soit une diminution de 1 475 000$. « C’est une baisse importante pour les groupes qui ont déjà peu de moyens pour réaliser leur mission de protection de l’environnement », déclare François Patenaude, président du Réseau québécois des groupes écologistes. La coupure du budget alloué aux ressourceries et aux autres entreprises communautaires dans le domaine de la gestion des matières résiduelles en est un bon exemple : de 3 millions$ en 2003-2004, il passe à 0$ en 2004-2005! « Ce sont les groupes environnementaux qui font principalement les frais des coupures du ministère, et pourtant nous sommes loin d’avoir réglé les problèmes environnementaux », poursuit François Patenaude. Ce travail essentiel de longue haleine doit être reconnu et soutenu par un financement adéquat et stable.

Le RQGE demande que le Plan vert promis par le ministre de l’Environnement corrige l’absence de fonds destinés aux groupes environnementaux du budget Séguin.

  Au cours des années, les groupes environnementaux ont dénoncé, mobilisé, sensibilisé, éduqué et développé des alternatives pour protéger l’environnement et construire une société moins polluante.

  Malgré l’annonce d’un Plan vert et la nomination d’un Commissaire à l’environnement il n’est fait aucune mention de l’environnement dans le discours du budget, alors que dans les priorités d’action du gouvernement on peut lire « promouvoir un environnement sain et un développement durable ». Mais de quel développement durable le Québec parle-t-il?

 

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