Consultations publiques sur le nouveau régime forestier « Un livre vert décevant à bien des égards » selon le RQGE
Malgré un vocabulaire nouveau, la
protection de la biodiversité fait figure de parent pauvre dans ce livre vert.
Non seulement les vieilles forêts ne font pas l'objet d'une protection particulière,
mais les prochaines aires protégées pourraient être créées sur des territoires
qui représentent mal nos forêts. Il reste à souhaiter que le bilan sur le
réseau des aires protégées corrigera cette incohérence. Par ailleurs,
« les aires protégées actuelles et à venir doivent bénéficier d'un réel
encadrement financé par le fonds d’investissements sylvicoles afin d’en assurer
la pérennité » soutient Henri Jacob, président de l'Action boréale de
l'Abitibi-Témiscamingue (ABAT).
En Gaspésie, Bob Eichenberger du groupe
Environnement Vert Plus se réjouit que l’état puisse retirer et redistribuer
25% des bois provenant des forêts du domaine de l’État. Selon lui, « cette
démarche peut être bonne pour les régions si ce 25% est assorti de critères
d’écoconditionnalité et de socioconditionnalité. » Toutefois, l’intention
du ministre d’accorder un droit de premier preneur aux bénéficiaires de CAAF
l’amène à conclure que le livre vert ne changera rien à la mainmise des
industriels sur la forêt publique du Québec.
Michel Goudreau, président du RQGE, est
également déçu du processus de consultation. Selon lui, la période de
consultation est trop courte pour que la population puisse réellement prendre
part à cet important exercice de démocratie : « Le gouvernement
Charest n’accorde que quelques semaines pour permettre au public de se
manifester, alors que celui-ci se donne jusqu’à 2013 pour mettre en place le
nouveau régime forestier.» Ces délais ne peuvent que servir qu’un agenda
politique voulant que le projet de loi soit adopté dès décembre prochain. Le
RQGE exige la publication d'un livre blanc qui soit soumis à des consultations
exhaustives par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement afin que se concrétisent les changments qui
s’imposent dans la gestion forestière au Québec. Le RQGE compte malgré tout
déposer un mémoire au ministère d’ici le 28 mars, date limite pour réception
des avis.
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Le Réseau québécois
des groupes écologistes (RQGE)
Actif depuis plus de 25 ans, et comptant à ce jour près de 80 groupes et
coalitions membres, le RQGE est un outil de réseautage pour les organismes
intéressés à la protection de l'environnement et à l'émergence d'une société
écologique. Créateur d'espaces de discussion et d'action, le RQGE revendique
une reconnaissance concrète du mouvement environnemental pour ses apports à la
protection du patrimoine naturel et au mieux-être de la société québécoise.
Information
:
Yves Claveau, coordonnateur du dossier Forêts et aires protégées, RQGE.
Tél. : (514) 392-0096, Cel. : (514) 996-7047,
Téléc. : (514) 288-0755
Courriel
: forets.rqge@rqge.qc.ca
Dominic Desgagnés, directeur de Mouvement vert Mauricie. Tél. :
(819) 532-1717
Bob Eichenberger, directeur dossier forêt de Environnement Vert Plus.
Tél. : (418) 759-5673
Michel Goudreau, président du RQGE. Tél. : (418)
788-5590
Henri Jacob, président de l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue.
Tél. : (819) 825-1466 poste 233 ou (819)
738-5261
Olivier Riffon, membre de SOS Levasseur. Tél. : (418)
590-3756
