Lettre à la ministre
Madame la Ministre,
D'abord, je m'inquiète de ce qu'en achetant Hydro N.B., le
gouvernement n'achète le réacteur de Pointe Lepreau de
façon à justifier l'exploration et l'exploitation éventuelle
d'uranium au Québec et sur les territoires compris dans
La Convention de la Baie-James et du Nord Québécois.
Deuxièmement, l'industrie nucléaire canadienne veut nous
vendre l'énergie nucléaire comme une énergie verte. Rien
n'est plus faux! Présentement, la compagnie Strateco veut
bâtir une rampe d'exploration pour l'uranium au nord des
Monts Otish à proximité du futur parc Otish, Albanel
Témiscamie et au nord du plus grand lac naturel du
Québec (lac Mistassini, 180 kms).
La compagnie prétend que ses installations seront
parfaitement sécuritaires. Or, tous les groupes opposants
prétendent le contraire. Les réunions d'information sont
tenues à des heures où la majorité des habitants de
Mistissini travaillent (de 12h à 16h) et la réunion du 24
septembre 2009 en saison de chasse à l'orignal.
De plus, les opposants doivent attendre le dépôt d'une
étude d'impact qui devrait être déposée cette semaine
auprès de l'Agence d'évaluation environnementale
(fédérale) pour formuler critiques et propager l'information
à une population disséminée sur un vaste territoire.
Dans le document présentant le projet, Strateco parle de
55 sites archéologiques et que la rampe d'exploration
(installations sur 17 hectares) pourrait toucher 18% de
ces sites. Hors, très peu d'artefacts cris sont connus, du
moins dans la littérature que j'ai consultée. Non seulement
cette compagnie est prête à hypothéquer lourdement le
territoire cri, mais aussi à détruire possiblement une dizaine
de sites archéologiques et à polluer un parc basé sur la
culture crie.
Si je m'adresse à vous plutôt qu'à M Luc Ferland, c'est
qu'il semble que Monsieur Ferland ne s'oppose pas à ce
projet et que son assistant est M. Hurteau, ancien
président du syndicat des mineurs (CSN) pour la Jamésie.
Je n'oppose pas le fait qu'il y ait des mines, mais je m'oppose
aux mines d'uranium ou d'autres substances toxiques. Je
m'interroge aussi sur la CRÉBJ et son rôle décisionnel dans
toute cette affaire.
Je remets également en question le fait que Strateco ait fait
des «études» sur le mode de vie traditionnel auprès des
anciens et autres sages tout en les informant sur leur projet
et ses avantages. Neutralité garantie? Strateco est la seule
compagnie qui se soit d'abord adressée au conseil de bande.
Plusieurs autres junior ventures sont sur le terrain, certaines
sont associées à Areva, le plus grand consortium minier
français dans le domaine de l'uranium et déjà copropriétaire
d'une des grandes mines d'uranium en Saskatchewan.
D'ailleurs Énergie Atomique Canada est propriétaire d'une
mine entièrement privatisée. Comment croire en la neutralité
du tribunal administratif qui jugera des arguments des uns et
des autres quant à la viabilité d'un tel projet qui ne promet que
10 ans d'exploitation, 150 emplois et des tonnes de déchets
toxiques (jusqu'à 160,000 ans). «Mais nous, nous serons morts
mon frère!» Est-ce une raison pour se taire?
Je demande à Madame, la Ministre de la Culture de vérifier la
validité de ces relevés archéologiques (rien sur le site de l'ISAQ)
et les mesures qui seront prises par Strateco pour protéger ces
sites archéologiques.
Je demande aux membres de l'Assemblée nationale et aux
Québécoises et Québecois de s'opposer à cette nouvelle
politique gouvernementale insidieuse qui ne fera que
nous endetter lourdement à tous points de vue!
Élaine Hébert,
enseignante à Mistissini
D'abord, je m'inquiète de ce qu'en achetant Hydro N.B., le
gouvernement n'achète le réacteur de Pointe Lepreau de
façon à justifier l'exploration et l'exploitation éventuelle
d'uranium au Québec et sur les territoires compris dans
La Convention de la Baie-James et du Nord Québécois.
Deuxièmement, l'industrie nucléaire canadienne veut nous
vendre l'énergie nucléaire comme une énergie verte. Rien
n'est plus faux! Présentement, la compagnie Strateco veut
bâtir une rampe d'exploration pour l'uranium au nord des
Monts Otish à proximité du futur parc Otish, Albanel
Témiscamie et au nord du plus grand lac naturel du
Québec (lac Mistassini, 180 kms).
La compagnie prétend que ses installations seront
parfaitement sécuritaires. Or, tous les groupes opposants
prétendent le contraire. Les réunions d'information sont
tenues à des heures où la majorité des habitants de
Mistissini travaillent (de 12h à 16h) et la réunion du 24
septembre 2009 en saison de chasse à l'orignal.
De plus, les opposants doivent attendre le dépôt d'une
étude d'impact qui devrait être déposée cette semaine
auprès de l'Agence d'évaluation environnementale
(fédérale) pour formuler critiques et propager l'information
à une population disséminée sur un vaste territoire.
Dans le document présentant le projet, Strateco parle de
55 sites archéologiques et que la rampe d'exploration
(installations sur 17 hectares) pourrait toucher 18% de
ces sites. Hors, très peu d'artefacts cris sont connus, du
moins dans la littérature que j'ai consultée. Non seulement
cette compagnie est prête à hypothéquer lourdement le
territoire cri, mais aussi à détruire possiblement une dizaine
de sites archéologiques et à polluer un parc basé sur la
culture crie.
Si je m'adresse à vous plutôt qu'à M Luc Ferland, c'est
qu'il semble que Monsieur Ferland ne s'oppose pas à ce
projet et que son assistant est M. Hurteau, ancien
président du syndicat des mineurs (CSN) pour la Jamésie.
Je n'oppose pas le fait qu'il y ait des mines, mais je m'oppose
aux mines d'uranium ou d'autres substances toxiques. Je
m'interroge aussi sur la CRÉBJ et son rôle décisionnel dans
toute cette affaire.
Je remets également en question le fait que Strateco ait fait
des «études» sur le mode de vie traditionnel auprès des
anciens et autres sages tout en les informant sur leur projet
et ses avantages. Neutralité garantie? Strateco est la seule
compagnie qui se soit d'abord adressée au conseil de bande.
Plusieurs autres junior ventures sont sur le terrain, certaines
sont associées à Areva, le plus grand consortium minier
français dans le domaine de l'uranium et déjà copropriétaire
d'une des grandes mines d'uranium en Saskatchewan.
D'ailleurs Énergie Atomique Canada est propriétaire d'une
mine entièrement privatisée. Comment croire en la neutralité
du tribunal administratif qui jugera des arguments des uns et
des autres quant à la viabilité d'un tel projet qui ne promet que
10 ans d'exploitation, 150 emplois et des tonnes de déchets
toxiques (jusqu'à 160,000 ans). «Mais nous, nous serons morts
mon frère!» Est-ce une raison pour se taire?
Je demande à Madame, la Ministre de la Culture de vérifier la
validité de ces relevés archéologiques (rien sur le site de l'ISAQ)
et les mesures qui seront prises par Strateco pour protéger ces
sites archéologiques.
Je demande aux membres de l'Assemblée nationale et aux
Québécoises et Québecois de s'opposer à cette nouvelle
politique gouvernementale insidieuse qui ne fera que
nous endetter lourdement à tous points de vue!
Élaine Hébert,
enseignante à Mistissini
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