Des activistes internationaux se joignent aux Canadiens pour dire
"Non aux sables bitumineux"
FORT MCMURRAY, AB, le 30 sept. /CNW Telbec/ - Des activistes de
Greenpeace perturbent présentement les activités de Suncor au nord de
Fort McMurray, au coeur de l'un des sites d'exploitation des sables
bitumineux de l'Alberta. Les activistes ont bloqué deux convoyeurs afin
de dénoncer le crime climatique que constitue l'exploitation des sables
bitumineux.
Les 23 activistes (dont 5 Québécois) en provenance du Canada, de
France, d'Allemagne et du Brésil se sont introduits sur le site tôt ce
matin. Une équipe s'est infiltrée à l'intérieur de la mine à ciel
ouvert et a arrêté les convoyeurs qui transportent le bitume de la mine
vers l'usine de traitement de l'autre côté de la rivière Athabasca. Les
activistes sont accompagnés du directeur général de Greenpeace Canada,
Bruce Cox.
"Greenpeace intervient aujourd'hui à l'endroit même où se joue la
destruction du climat afin de dire aux dirigeants du monde entier
qu'ils doivent montrer quelle est la voie à prendre pour lutter contre
les changements climatiques", affirme Bruce Cox, directeur général de
Greenpeace Canada, en direct de l'action. "Pour sauver le climat, il
leur faut absolument cesser l'exploitation des sables bitumineux."
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http://www.greenpeace.org/stoptarsands>
POURQUOI SUNCOR?
Suncor est la plus importante société d'énergie au Canada et la
deuxième entreprise émettrice de gaz à effet de serre des sables
bitumineux. Suncor et les autres sociétés exploitant les sables
bitumineux produisent le pétrole le plus sale du monde dont les
émissions sont 3 à 5 fois plus élevées que celles du pétrole
conventionnel. L'exploitation des sables bitumineux en Alberta s'étend
sur une superficie équivalente à celle de l'Angleterre. Si l'on tient
compte de l'expansion prévue, les émissions de gaz à effet de serre
issues de la production de pétrole passeront à 140 mégatonnes par année
en 2020, dépassant les émissions annuelles actuelles de la Belgique.
Aujourd'hui, cette action envoie un message clair aux dirigeants
mondiaux qui ont failli à leur devoir de prendre des mesures urgentes
pour le climat à l'UNGA (Assemblée des Nations Unies sur le climat) et
à la rencontre du G20 la semaine dernière.
"Les émissions de gaz à effet de serre ne représentent qu'une partie du
crime que constitue l'exploitation des sables bitumineux", affirme la
responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, Virginie
Lambert Ferry. "Environ 11 millions de litres de substances chimiques,
y compris les carcinogènes et autres poisons mortels, se retrouvent
dans les eaux souterraines et dans la rivière Athabasca, empoisonnant
des communautés entières. Leurs aliments sont contaminés et leur eau
est impropre à la baignade, encore plus à la consommation. Ce n'est pas
ce à quoi on s'attendrait d'un pays comme le Canada, mais c'est la
triste et sinistre réalité."
L'intervention d'aujourd'hui survient deux semaines après
l'interruption réussie des activités minières de Shell et une semaine
après la déclaration de Rajendra Pachauri, président du GIEC (Groupe
intergouvernemental d'experts sur le climat), affirmant que le Canada
ne lutte pas contre les changements climatiques et qu'un moratoire doit
être décidé sur l'exploitation des sables bitumineux.
En décembre, la communauté internationale aura une occasion historique
de mettre un frein aux changements climatiques. Au Sommet sur le climat
des Nations Unies à Copenhague, les dirigeants mondiaux doivent
s'entendre sur des mesures urgentes pour sauver le climat.
L'exploitation des sables bitumineux menace de faire échouer les
mesures internationales relatives au climat.
Dans le cadre de sa campagne KYOTOplus, Greenpeace Canada œuvre pour
convaincre le gouvernement Harper de lutter activement contre les
changements climatiques et de faire en sorte qu'un accord ambitieux de
réduction des émissions de gaz à effet de serre soit décidé en
décembre, lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à
Copenhague.
Au moment de publier ce communiqué, tous les activistes et les bannières étaient encore sur place.
Photos et vidéo haute résolution bientôt en ligne sur
gallery.greenpeace.ca