Gestion des mines au Québec Une coalition demande une large consultation publique
Québec, 23 septembre 2009 – La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine!demande qu’une commission parlementaire élargie soit tenue concernant les amendements prévus à la Loi sur les mines du Québec, dont le dépôt à l’Assemblée nationale est envisagé en débutnovembre. De plus, afin d’aborder des enjeux sociaux et environnementaux qui dépassent largement l’application de la seule Loi sur les mines, la coalition demande au gouvernement de mettre sur pied une commission d’enquête publique sur le secteur minier québécois, du type de la Commission Coulombe et de la Commission Pronovost qui ont été tenues pour les secteurs forestieret agricole. La coalition fait cette intervention le jour même où les autorités du ministère des ressources naturelles comparaissent à la Commission de l’administration publique pour répondre au rapport accablant du Vérificateur général sur la gestion des mines.
Dans une lettre acheminée à la ministre et au ministre délégué aux Ressources naturelles et la Faune (MRNF), madame Nathalie Normandeau et monsieur Serge Simard, la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! a dit accepter l’invitation du ministère « de participer à des consultations préliminaires concernant la réforme prochaine de la Loi sur les mines du Québec »,
tout en soulignant du même souffle que « les événements récents nous rappellent que les enjeux liés au secteur minier québécois sont beaucoup trop importants pour n’être considérés que dans des consultations préliminaires privées auprès de certains organismes intéressés et choisis ».
Selon Ugo Lapointe du Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM « Plusieurs questions doivent être abordées de front pour établir de nouvelles bases, éviter les erreurs du passé et créer un secteur minier dont tous les québécois pourront être fiers, incluant les générations
futures ». La coalition se questionne notamment sur les redevances minières qui sont insuffisantes pour compenser la perte de ces ressources non renouvelables, ainsi que sur les sites miniers contaminés et abandonnés, dont la facture officielle frôle les 300 M$ pour les contribuables québécois. Ajoutons à cela les questions de contrôle et de suivi environnemental des projets miniers
qui sont nettement inadéquats, celles des droits miniers qui ont préséance sur d’autres types de droits et qui empêchent une gestion intégrée du territoire, ainsi que celles de l’exploitation possible de l’uranium et de plusieurs méga mines à ciel ouvert de type « fort tonnage faible teneur », dont les répercussions sociales et environnementales soulèvent des enjeux éthiques fondamentaux.
Pour Christian Simard de Nature Québec « Les enjeux miniers concernent l’ensemble des québécois. Et, ils doivent avoir accès à toute l’information nécessaire pour encourager leur gouvernement à prendre des décisions éclairées dans ce secteur qui a fait l’objet de vives critiques de la part des citoyens et des organismes sociaux et environnementaux au cours des deux dernières années,
notamment suite au rapport du Vérificateur général en avril dernier et au rapport du BAPE pour le projet Osisko ». « S’ajoute à cela les nombreux travaux d’exploration d’uranium qui ont cours un
peu partout sur le territoire québécois et qui suscitent l’ire de milliers de citoyens qui réclament un moratoire sur l’exploration de ce métal radioactif au Québec » rajoute François Lapierre du Réseau québécois des groupes écologistes.
La coalition a rencontré, hier, les représentants du MRNF et communiquera prochainement ses préoccupations et ses recommandations préliminaires à la ministre et au public.
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Pour information :
• Henri Jacob (ABAT), 819.738.5261, info@actionboreale.org
• Ugo Lapointe (FISE), 514.708.0134, ugolapi@yahoo.com
• Christian Simard (Nature Québec), 418.933.2031, christian.simard@naturequebec.org
• François Lapierre (APEHL et RQGE), 1.866.623.5875, francois.lapierre@tlb.sympatico.ca
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La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! a vu le jour au printemps 2008 et est
aujourd’hui constituée de plus d’une douzaine d’organismes représentant plusieurs milliers de membres au Québec. La coalition s’est donnée pour mission de revoir la façon dont on encadre et développe le secteur minier au Québec, dans le but de promouvoir de meilleures pratiques aux plans social et environnemental. La coalition juge essentiel d’engager et de maintenir un dialogue constructif avec les différents intervenants du secteur minier québécois, le gouvernement du Québec, de même qu’avec les communautés et les citoyens qui sont directement affectés.
Les membres actuels de la coalition : Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT) ▪ Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) ▪ Coalition de l’ouest du Québec
contre l’exploitation de l’uranium (COQEU) ▪ Comité vigilance Malartic (projet minier Osisko) ▪
Conseil central de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en Abitibi-Témiscamingue et
Nord-du-Québec ▪ Écojustice ▪ Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM ▪
MiningWatch Canada ▪ Mouvement Vert Mauricie ▪ Nature Québec ▪ Professionnels de la santé
pour la survie mondiale ▪ Regroupement pour la surveillance du nucléaire ▪ Réseau québécois des
groupes écologistes (RQGE) ▪ Sept-Îles sans Uranium ▪ Société pour la nature et les parcs du
Canada – SNAP-Québec ▪ Tous nouveaux membres sont les bienvenus.
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