(BELGA) Aucun des gouvernements des 28 pays membres de l'OTAN n'a
demandé un changement de stratégie de l'Alliance atlantique en matière
d'armement nucléaire, a indiqué mercredi le porte-parole de l'OTAN,
James Appathurai, en réponse à l'annonce du sénateur belge Philippe
Mahoux, qui souhaite interdire toute arme nucléaire en Belgique.
« Je n'ai pas entendu de gouvernement (allié) demander un changement »
de stratégie, a affirmé M. Appathurai au cours d'un point de presse à
Bruxelles.
Il a rappelé les termes de la «déclaration sur la sécurité de
l'Alliance » publiée à l'issue du dernier sommet atlantique, début avril
à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne) et approuvée par les 28 chefs
d'Etat et de gouvernements alliés.
Ce texte souligne que « la dissuasion, qui s'appuie sur une combinaison
appropriée de capacités nucléaires et conventionnelles, reste un élément
central de notre stratégie globale ».
« L'OTAN continuera de jouer son rôle s'agissant de renforcer la maîtrise
des armements et de promouvoir le désarmement nucléaire et
conventionnel conformément au Traité sur la non-prolifération des armes
nucléaires, ainsi que les efforts dans le domaine de la non-prolifération »,
ajoute la déclaration.
L'OTAN souligne qu'elle a « considérablement réduit le nombre d'armes
nucléaires et de vecteurs » chargés de les transporter depuis la fin de
Guerre froide.
Le sénateur socialiste Philippe Mahoux, déjà à l'origine des lois
interdisant en Belgique les mines antipersonnel, les bombes à
sous-munitions et les armes à uranium appauvri, a annoncé lundi au
journal 'La Libre Belgique' qu'il allait déposer en septembre une
proposition de loi visant à interdire « la fabrication, la réparation,
l'exposition, la vente, le transport et le dépôt sur le territoire belge
des systèmes d'armement nucléaire ».
Cette annonce a été fraîchement accueillie par les élus du Mouvement
réformateur (MR), dont le président du Sénat, Armand De Decker, et le
député Denis Ducarme, qui siège à la commission de la Défense de la
Chambre.
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