29 mars 2009 Montréal, Canada — La création de 8,12 % d’aires protégées annoncée
aujourd’hui par Québec est une bonne nouvelle. Promise originellement
pour 2005, l’atteinte de l’objectif ne garantit en aucun cas la
protection de la forêt boréale.
Si la mesure permet d’entamer un processus de rattraper face à la
moyenne mondiale évaluée à 12 %, la nouvelle ne s’attaque pas au cœur
du problème. « Au Québec, la véritable urgence est de protéger les
forêts boréales commerciales », signale Mélissa Filion, responsable de
la campagne Forêt de Greenpeace. « L’annonce d’aujourd’hui ne permet
pas d’empêcher la dilapidation des forêts intactes », déplore-t-elle.
Pour Greenpeace, une piste de solution est de définir ce qui doit être
protégé avant de réallouer l’ensemble de la ressource productive à
l’exploitation. À l’heure actuelle, le régime forestier permet
l’inverse, une méthode qui a largement démontré son inefficacité
puisque seulement 5 % à 6 % d’aires sont protégées en zones
commerciales au Québec.
Par ailleurs, Greenpeace exige que Jean Charest tienne ses promesses
électorales et protège 50 % du territoire du plan Nord. Il sera
essentiel qu’une proportion importante du territoire du plan nord entre
le 49e et le 52e parallèle soit conservée. « Sans quoi Jean Charest
n’aura détourné son regard vers le Nord qu’afin de pouvoir poursuivre
la liquidation des dernières forêts intactes plus au sud », conclut
Filion.
Greenpeace exige que Québec redresse la situation avec l’adoption du
Livre blanc sur la forêt, prévu pour les prochaines semaines.
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Pour plus d’informations :
Mélissa Filion, Responsable de la campagne forêt boréale, 514-581-8216
Catherine Vézina, Communications, 514-212-5749