L’ABAT rend public le Plan de rétablissement du caribou

Rouyn-Noranda, le 18 mars 2009 - Le 3 mars dernier, l’Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue a demandé au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Claude Béchard, de rendre public le Plan de rétablissement de caribou forestier (Rangifer tarandus) au Québec – 2005-2012. Comme le démontre son silence des derniers jours, M. Béchard ne semble pas accorder une grande priorité au dossier du caribou forestier. Tel que prévu, l’ABAT a décidé de publier elle-même la version 2006 du document qu’elle a en main.


À la suite du colloque sur la situation de la harde de caribous forestiers du sud de Val-d’Or, tenu le 26 février dernier par la communauté algonquine de Kitcisakik, l’Action boréale a décidé de passer à l’action. Le colloque Adik, le Caribou portait sur la harde isolée du sud de Val-d’Or, probablement le groupe le plus mal en point au Canada. Le constat est alarmant. Selon tous les spécialistes, la survie du groupe de caribous jusqu’à ce jour relève presque du miracle vu les perturbations forestières subies par l’habitat. Les participants au colloque s’entendent pour dire que le plan d’aménagement forestier supposément destiné à maintenir cette petite population de caribous est nettement insuffisant. Il va sans dire qu’une intervention politique de haut niveau est requise pour que soit décrété un moratoire sur toutes les interventions forestières dans le territoire reconnu par le MRNF comme domaine vital de la harde (1 100 km2), le temps qu’un comité de rétablissement soit formé et qu’il étudie soigneusement la situation. D’autres actions prioritaires doivent également être mises de l’avant rapidement, comme la fermeture de chemins forestiers pour limiter le dérangement des bêtes.


L’ABAT tient à rappeler au ministre Béchard deux des trois objectifs de son plan de rétablissement.


Objectif 1 : Maintenir l’occupation de l’aire actuelle du caribou forestier
Objectif 3 : Maintenir et consolider les hardes isolées de Val-d’Or et de Charlevoix

L’Action boréale ne peut qu’en arriver au constat suivant : en retardant la publication du plan de rétablissement, le MRNF cherche à gagner du temps au profit de l’industrie forestière, le temps que la harde de Val-d’Or, comme d’autres, meure de sa belle mort. Selon Henri Jacob, président de l’Action boréale, « Si le gouvernement n’a pas l’intention d’intervenir rapidement dans ce dossier, qu’il ait au moins le courage d’ordonner l’abattage des bêtes ».


L’ABAT fait donc parvenir une copie du Plan de rétablissement aux médias et aux organismes
intéressés.


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Source : M. Henri Jacob
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