Le radon dans nos maisons, on doit en informer la population!

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ASSOCIATION DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT DES HAUTES-LAURENTIDES

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

 

25 janvier 2009


 

Depuis quelques semaines, le radon domiciliaire fait beaucoup jaser dans les médias d’information. En plus d’un reportage bien étoffé diffusé à l’émission La Facture à la télévision de Radio-Canada le 21 octobre 2008, deux articles du Journal de Montréal ont été publiés les 6 décembre 2008 et 11 janvier 2009 relativement à l’enquête de Santé Canada visant à déterminer les concentrations de radon résidentiel au pays. Selon l’Association Pulmonaire du Québec, 10 % des décès par cancer du poumon dans la province seraient associés à l’exposition au radon.

Une série de tests de détection de radon a été réalisée l’an passé par l’Agence de la Santé et des Services Sociaux des Laurentides dans les municipalités de Lac-Saint-Paul, Chutes-Saint-Philippe, Lac-des-Écorces et Lac-Saguay. Chutes-Saint-Philippe est la plus touchée; un seul des résultats des quelques 29 tests s’est avéré sous la limite acceptable de 200 becquerels par mètre cube (Bq/m3). En fait, la moitié des maisons testées dans les quatre municipalités indiquent des résultats dépassant la ligne directrice canadienne.

 

Connaître la vérité sur la situation du radon dans nos maisons ne vise pas à alarmer la population. La démarche vise plutôt à permettre aux citoyens concernés d’apporter des correctifs peu dispendieux et facilement accessibles rendant leur habitation sécuritaire. Ignorer ce problème de pollution domestique pourrait au contraire  être considéré comme un vice caché et faire avorter des transactions immobilières. On constate qu’à Oka, une ville grandement affectée par la problématique du radon dans les années ’90, les maisons n’ont jamais subi de dévaluation car lors des ventes de maisons les propriétaires font faire les travaux pour être dans la norme.

 

Même si statistiquement, peu de gens seront directement affectés par le radon (2% après 70 ans d’exposition), les fumeurs de tabac, les femmes enceintes, les jeunes enfants en pleine croissance, particulièrement ceux dont la chambre à coucher est située au sous-sol, sont les plus exposés. Notre région est reconnue pour sa prévalence élevée de cancers du poumon; le tabagisme ne serait pas le seul facteur en cause.

 

Les citoyens des quatre municipalités ayant participé à la première phase de tests subventionnés de détection du radon ont été invités à faire le point sur la situation avec les représentants de la Santé publique des Laurentides lors d’une rencontre publique à Lac-des-Écorces le 21 janvier dernier.


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 Les tests de détection de radon subventionnés sont maintenant terminés. Faute de budget, aucun autre test ne sera subventionné. Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec prévoit lancer une campagne nationale d’information sur le radon et sollicitera la participation volontaire des citoyens à effectuer eux-mêmes les tests requis.

 

L’Association de Protection de l’Environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) déplore que les citoyens des autres municipalités de la MRC d’Antoine-Labelle soient actuellement laissés à eux-mêmes, sans plus d’information sur l’effet du radon sur la santé, ni sur les correctifs à apporter aux maisons affectées. L’organisme, dans ses recherches sur l’exploration minière de l’uranium dans la MRC d’Antoine-Labelle, a identifié plusieurs compagnies faisant de la prospection dans les municipalités de Ferme-Neuve, Mont-Saint-Michel et Sainte-Anne-du-Lac. Ces trois municipalités sont logiquement susceptibles d’être affectées par la pollution du radon domiciliaire, leurs sous-sols géologiques étant aussi riches en uranium que les municipalités ayant participé à l’enquête de la Direction de la Santé publique des Laurentides.. 

 

Le CSSS d’Antoine-Labelle et la Direction de la Santé publique des Laurentides prévoient organiser une nouvelle séance d’information publique compte tenu de l’affluence du 21 janvier dernier, signe de l’intérêt et l’inquiétude grandissante des citoyens à propos de cette pollution domestique dommageable pour la santé. 

 

L’APEHL suggère que la Direction de la Santé publique des Laurentides profite de l’occasion pour inviter les citoyens de Ferme-Neuve, Mont-Saint-Michel et Sainte-Anne-du-Lac afin qu’ils bénéficient des mêmes informations que les citoyens des municipalités ciblées par l’enquête. C’est une question de santé publique et d’équité entre tous les citoyens de la MRC d’Antoine-Labelle. Entre-temps, l’APEHL met à la disposition des citoyens un service de location d’un appareil détecteur de radon. Pour plus d’information à ce sujet, on peut appeler au 819 623-5875.

 

 

 

 

« L’Association de Protection de l’Environnement des Hautes-Laurentides » (APEHL) est un organisme communautaire qui favorise des gestes qui respectent l’environnement et qui contribuent à la santé et à une meilleure qualité de vie des citoyens de la région.

 

François Lapierre, porte-parole sur l’uranium de l’Association de Protection de l’Environnement des Hautes-Laurentides, www.apehl.ca, 819-623-5875

 

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