Le paysage agricole du Québec et la solidarité alimentaire mondiale

Les échecs de l’OMC en juillet dernier et les enjeux du libre-échange de la nourriture À l’heure où nos sociétés prennent pleinement conscience des problèmes environnementaux mettant en péril l’avenir de l’humanité, au moment où les données concernant les changements climatiques nous pressent d’agir pour une réduction de nos émissions de gaz carbonique, nous voici dans une conjoncture où les négociations pour augmenter la compétitivité mondiale des aliments échoue. Lors du dernier cycle de négociation de l’OMC à Doha qui s’est terminé en cette fin de juillet, les pays ne sont pas arrivés à une entente commune pour étendre le marché de la nourriture à la logique habituelle de cette organisation, soit de déréguler et effacer les « contraintes » du marché pour favoriser la libre circulation des « marchandises », y compris la nourriture.

Les dignitaires canadiens sont déçus, l’ancien Premier Ministre Paul Martin nous rappelle l’importance d’améliorer l’accès au commerce mondial des denrées alimentaires et de diminuer les entraves tarifaires, alors que de l’autre côté les producteurs alimentaires canadiens poussent des soupirs de soulagements. Les pays sous-développés seraient les grands perdants de ces négociations, les barrières tarifaires des pays occidentaux seraient des entraves post-coloniales empêchant un réel déploiement du commerce de l’agro-industrie permettant aux pays sous-développés de sortir ses populations de la famine...? lire tout