Le RQGE dénonce le mépris affiché par le Ministre Mulcair à l’égard des groupes environnementaux du Québec
Malgré la promesse de
son gouvernement, en 2003, de fournir un financement stable aux groupes
environnementaux du Québec, malgré l’adoption d’une politique de reconnaissance
et de soutien de l’action communautaire dans laquelle son gouvernement s’est
engagé à soutenir financièrement l’action communautaire autonome et à soutenir
ses acquis dans tous les ministère et organismes gouvernementaux malgré les
nombreux mémoires qu’il a reçu lors de sa tournée de consultation sur le Plan
de développement durable du gouvernement qui réclamaient un financement
adéquat, récurrent et stable pour les groupes environnementaux locaux,
régionaux et nationaux afin de soutenir la participation démocratique des
citoyens et malgré la reconnaissance dans son projet de Loi sur le
développement durable que la participation des citoyens et des groupes qui les
représente est essentiel, le ministre Mulcair a aboli en avril 2005 tous les
programmes de financement, relevant de son ministère, qui s’adressaient aux
groupes environnementaux mettant ainsi en péril la survit de nombreux groupes
dont plusieurs ont déjà commencés à fermer leur porte au cours des dernières
semaines.
Malgré des demandes répétées
au cours de 6 derniers mois, le ministre refuse toujours de rencontrer les
représentants des groupes de défense de l’environnement pour discuter de leur
financement pour l’année 2005-2006 et de leur avenir.
« L’attitude du ministre
Mulcair est inacceptable, voire méprisante, à l’égard des groupes dont la
survis est menacée par l’abolition des programme de financement » selon le
directeur du RQGE, M. Ronald O’Narey, qui condamne également les propos tenu
par le ministre sur le nombreuses tribune au cours des derniers mois, qui
affiche ouvertement qu’il a un préjugé favorable envers les groupes qui font un
travail direct et mesurable sur le terrain et qui affiche un préjugé
défavorable envers les groupes émettre des avis et des commentaires sur tout ce
qui bouge et qu’il appelle « les moulins à vent ».
Le RQGE rappelle que les
groupes environnementaux du Québec réalise un travail plus que constructif pour
la défense de l’environnement en participants à de nombreuses tables de
concertation, à des commissions parlementaires, à des mandats du BAPE et à une
multitude d’autres activités avec de trop rares ressources financières dont des
campagnes d’éducation et de sensibilisation visant à changer le comportement
des entreprises et de citoyens.
Il rappelle également
que ce sont les groupes environnementaux qui ont sonné l’alarme pour éviter que
le Québec s’engage dans la construction de la centrale thermique du Suroît, ce
que tous reconnaissent aujourd’hui comme le meilleur choix, ou qu’il cesse
d’exploiter la forêt au delà de sa capacité de régénération en réduisant de 20
% la coupe forestière.
Pour le Réseau québécois
des groupes écologistes, l’importance que le gouvernement accorde au
financement des groupes environnementaux est un excellent indicateur de sa
réelle volonté de s’inscrire, et d’inscrire le Québec avec l’ensemble de ses
citoyens, dans la recherche d’un développement durable.
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