Plan Nord – Le gouvernement dévoile ses chiffres

Le budget du 20 mars dernier a paru timide à plusieurs égards pour bien des observateurs économiques. Or, au niveau de sa stratégie d’exploitation des ressources naturelles, le gouvernement Charest fait volte-face. Accusé de  brader les ressources naturelles par l’opposition, le gouvernement Charest a changé sa stratégie de gestion du Plan Nord.  Les exemples de changement fusent : la vente aux enchères des territoires miniers intéressants pour l’entreprise (malgré que 80 % soit déjà alloué), une baisse des crédits d’impôt remboursables aux ressources alloués aux entreprises, la participation du gouvernement à travers une nouvelle filiale d’Investissement Québec nommée Ressources Québec qui participera au capital de risque de l’industrie minière, etc.

Dans le cas qui occupe particulièrement la note sur le Plan Nord que nous avons publiée le 14 mars 2012, une nouvelle donnée change une de nos conclusions importantes. En effet, en pages 109-110 de son fascicule Le Québec et ses ressources naturelles il dévoile, enfin, la composition des investissements dans le Plan Nord et ses propres évaluations de retombées fiscales. Ces informations viennent combler un trou béant dans l’information entourant ce projet. Certaines de ces informations viennent infirmer des hypothèses que nous avions émises, d’autres viennent les confirmer.

Dans son budget, le gouvernement précise la répartition entre le public et le privé du 33 G$ d’investissement supplémentaire au 47 G$  d’Hydro-Québec. Comme on peut le voir à l’image 1, tirée du premier document sur le Plan Nord, cette donnée n’était pas mentionnée.

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