NUCLÉAIRE : DES MÉDECINS APPUIENT LE MORATOIRE SUR L’EXPLORATION DE L’URANIUM ET LE LANCEMENT D'UN BAPE GÉNÉRIQUE SUR LES MINES D'URANIUM AU QUÉBEC

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MÉDECINS POUR LA SURVIE MONDIALE (CANADA)
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
23.10.2012
 
L’Association Médecins pour la survie mondiale (Canada) accueille très favorablement la décision prise par Daniel Breton, Ministre de l'environnement du Québec, de décréter un moratoire sur l’exploration de l’uranium et appuient son idée de lancer une étude générique du BAPE sur les mines d’uranium au Québec.
 
Quelques provinces canadiennes et états américains ont déjà décrété un moratoire sur l’exploration de l’uranium. C’est le cas de la Colombie Britannique, de la Nouvelle Écosse et de la Virginie. Nous croyons fermement que le Québec doit suivre cette voie et étudier sérieusement les risques liés à cette industrie.
 
L'Association MSM s’oppose au développement de l’exploration et de l'exploitation de l’uranium pour de multiples raisons. Tout d’abord, cette industrie libère dans l’environnement des quantités énormes de résidus toxiques et radioactifs (80-85% du minerai initial). Certains de ces produits ont des demi-vies de milliers d’années. D’autres, tels que le radon, un gaz, peuvent voyager à de grandes distances des mines et contaminer l’environnement. Les risques de contamination de l'air, des sols, des nappes phréatiques et des plans d'eau sont loin d'être négligeables.
 
Nous soulignons ici que les risques pour la santé associés aux matières radioactives sont de mieux en mieux connus : l’uranium cause des pathologies rénales et osseuses, il a des effets toxiques au niveau neurologique, hépatiques et embryonnaires.  Mais d’autres substances dangereuses se retrouvent aussi dans les déchets : le radium et le strontium, qui causent le cancer des os; le radon et le polonium, des cancers du poumon. Soulignons qu’il n’y a pas de seuil sécuritaire pour la radiation, et que toute exposition entraîne un risque pour la santé. Il faut aussi rappeler que ces résidus libèrent plusieurs autres matières très toxiques dans l’environnement: métaux lourds, oxydes de soufre, etc…
 
Il y a eu, dans le passé, plusieurs cas de rupture de barrages de rétention et de contamination des nappes phréatiques (exemple : Cluff Lake). Quoi qu’en dise l’industrie, les mesures de rétention des déchets ne seront jamais totalement étanches. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) avouait elle-même en 2010 qu’il y avait beaucoup d'incertitudes scientifiques à l’égard de la gestion des résidus au Canada.
 
Le Québec a décidé de tourner le dos à l’énergie nucléaire en fermant la centrale de Gentilly-2. Il est donc logique de ne pas s’aventurer dans la production d’uranium au Québec.
 
Enfin, il faut ne jamais perdre de vue que l’uranium est à la base de la fabrication des armes nucléaires, et qu’en laissant le minerai dans le sol, nous contribuons à stopper la prolifération de ces armes.
 
Pour plus ample information, communiquer avec le Dr. Éric Notebaert à 514-978-6262 ou à 514-338-2000, ou avec le Dr. Juan Carlos Chirgwin à 514-736-1071.
 
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ASSOCIATION CANADIENNE DES MÉDECINS POUR l’ENVIRONNEMENT
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
23.10.2012


BAPE GÉNÉRIQUE ET MORATOIRE SUR LES MINES D’URANIUM : L’ASSOCIATION CANADIENNE DES MÉDECINS POUR L’ENVIRONNEMENT APPUIE LA DÉCISION DU MINISTRE
 
L’Association Canadienne des Médecins pour l’Environnement appuie la décision du Ministre de l’Environnement, Monsieur Daniel Breton de décréter un moratoire sur l’exploration de l’uranium et de lancer un BAPE sur cette question. Les raisons principales qui motivent notre appui sont les suivantes.
 
RISQUES POUR L’ENVIRONNEMENT : Les mines d’uranium sont extrêmement polluantes. Elles peuvent libérer dans l’environnement des quantités significatives de produits radioactifs, de métaux lourds toxiques, de produits chimiques acides, de gaz et particules fines qui peuvent être répandues par le vent, ou atteindre les nappes phréatiques. Une grave contamination de l’environnement peut en résulter, comme cela a déjà été vu au Canada.
 
RISQUES POUR LA SANTÉ ANIMALE ET HUMAINE : Les résidus miniers peuvent exposer la population à l’uranium, mais aussi à une quantité significative d’autres produits radioactifs: radium, radon, plutonium, strontium, etc…Tous ces produits ont des impacts sur la santé des animaux qui vivent dans la région. Tous ces produits ont aussi des impacts sur la santé humaine. Les risques bien démontrés sont de plusieurs ordres : cancers, maladies rénales, hépatiques, atteinte du système reproducteur, etc. Les autochtones des régions nordiques sont particulièrement à risque s’ils mangent du gibier (caribou).
 
ACCETABILITÉ SOCIALE : Les groupes qui vivent dans les régions qui risquent d’être touchées par ces activités doivent être entendus lors d’un BAPE générique. Or les populations autochtones se sont clairement prononcées contre les projets d’exploration de l’uranium. Il en est de même dans plusieurs régions du Québec : Sept Iles, Pointe-à-la-Croix, Minganie, de même que les régions des Hautes Laurentides et de l‘Outaouais.
 
DÉCISION DE LA COMMSSION CANADIENNE DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE  (CCSN): Nous estimons que la CCSN a mal fait son travail en approuvant le projet minier de Strateco à la Baie-James, car elle n’a nullement pris en considération l’opposition des populations Cries directement touchées par le projet, et ceci en contradiction avec la Convention de la Bais-James et du Nord-Québécois.
 
MÉDECINE NUCLÉAIRE : Nous croyons pertinent de souligner que la médecine nucléaire n‘a besoin ni de mines d’uranium ni de centrales nucléaires pour réaliser les isotopes. Ceux-ci se font facilement, et à un coût nettement moindre, et sans générer de déchets radioactifs, par des cyclotrons dans certains hôpitaux universitaires.
Le Québec, par cette décision du Ministre Breton, opte pour la prudence, tout comme l’ont déjà fait les gouvernements de Colombie Britannique, de Nouvelle Écosse et de la Virginie. Nous ne pouvons que le féliciter de cette sage décision.
 
CONTACTS :
Dr Jean Zigby. Président. Tél : 514-705-6582
Dr Éric Notebaert, Membre du CA : 514-338-2000 / 514-978-6262


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