ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT DES HAUTES-LAURENTIDES

OBJET :   Demande officielle du mémoire sur la demande de moratoire contre l’exploration et l’exploitation d’uranium au Québec.

L’Association pour la Protection de l’Environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) fait, depuis 2007,  la diffusion d’un mémoire pour faire une demande de moratoire auprès du gouvernement québécois contre l’exploration et l’exploitation d’uranium sur tout le territoire québécois. Ce  mémoire décrit les impacts environnementaux, socio-économiques et éthiques qu’implique le développement de cette industrie, premier maillon de la  chaîne de l’industrie nucléaire, civile et militaire.

Les enjeux environnementaux décrits dans ce mémoire sont trop sérieux pour qu’on les minimise. De nombreuses études démontrent que les risques connus et probables de l’exploitation de mines d’uranium sont réels à un point tel que nul ne peut les ignorer. Les activités liées à l’exploitation d’une mine d’uranium sont particulièrement polluantes et représentent des risques tout aussi importants pour la santé des citoyens. 

On parle de pollutions radioactives durables pour des centaines de milliers d’année. Nous croyons à l’APEHL que les humains sont présomptueux de penser que leurs ouvrages de génie  civil puissent garantir et assurer toute innocuité de déversement toxique.

La compagnie Strateco peut tenir un discours rassurant et satisfaisant pour la Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire, nous n’y croyons pas plus que les Cris, ces voisins du projet Matoush qui vient squatter leurs territoires ancestraux de chasse et de trappe.

En solidarité avec les Cris de Eeyou Istchee (Baie-James en Jamésie) et tous les autres groupes de citoyens des autres régions du Québec, en Outaouais, en Hautes-Laurentides, en Gaspésie, sur la Côte-Nord, en Minganie,  nous nous opposons à ce que la compagnie Strateco ouvre la première mines d’uranium au Québec et nous sommes donc contre le fait que Ressources Strateco inc. (Strateco) obtienne un permis auprès de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) en vue l’autoriser à effectuer des travaux de prospection souterraine au gisement d’uranium de Matoush., comprenant l’excavation d’une rampe d’exploration, le fonçage de deux galeries d’exploration dans les stériles, le forage de définition de la zone minéralisée et jusqu’à trois excavations à travers la zone minéralisée.

La CCSN devrait surseoir à toute émission de permis de mines d’uranium au Québec  tant que la réforme de la loi sur les mines du Québec et que les recherches de caractérisation des eaux souterraines du Québec ne soient complétés pour ne pas que la population du Québec ne soit placé devant un fait accompli. Mais qu’elle puisse en toute connaissance de cause s’exprimer sur ce projet de société.

Pour réitérer la demande de moratoire sur l’uranium au Québec et nous opposer au projet Matoush, nous aurions souhaité pouvoir participer  distance via audio vidéo conférence aux audiences de Chibougamau  si elles s’étaient tenues le 5 juin. Malheureusement le 7 cela ne pourra pas être possible.

Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à cette démarche et nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.

François Lapierre, porte parole sur l’uranium de l’APEHL et du RQGE. (Réseau Québécois des Groupes Écologistes)

Tél. : 1-866 ou 819 623-3594,  

Courriel : francois.lapierre@tlb.sympatico.ca

 

 

 Demande adressée à 

 

Mont-Laurier, le 16 mai 2012

 

Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire

Audience publique du 5 au 7 juin 2012, projet Matoush de mine d’uranium par Strateco.

 

Mme Louise Levert
Agente principale de tribunal
Secrétariat, Commission canadienne de sûreté nucléaire 
1-800-668-5284, 613-996-9063

Fax : 613-995-5086
interventions@cnsc-ccsn.gc.ca