Assemblée générale annuelle du RQGE : un moment de démocratie dynamique! 7 mai 2011

Date: 
6 Mai, 2011 - 03:00 - 8 Mai, 2011 - 15:00
Exercice démocratique et convivial, l'AGA du RQGE arrive à grands pas! L'ordre du jour ainsi que des activités des 6-7-8 mai 2011 sont disponibles pour les membres.

Au menu cette année: adoption des règlements généraux et du plan de communication 2011-2012, discussions stratégiques mais surtout des échanges de grande qualité avec des allié-e-s de partout à travers le Québec (ou presque...). Pour couronner le tout, une formation sur un thème spécifique aura lieu samedi en fin d’après-midi.

Aux Berges du Lac Castor : si chaleureux qu'on y revient...encore! 

Cette année encore, ce lieu coopératif et écologique se démarque par son ambiance à la fois propice au travail et au ressourcement.

Merci de confirmer votre présence le plus tôt possible! 

 

En espérant que vous nous ferez l'honneur de votre présence, nous vous prions, cher Membre, de recevoir l'expression de nos sentiments les plus solidaires. 

L’équipe du RQGE 

 

2010-2011 : Crise dans le secteur énergétique

Faisant suite aux crises économiques qui ont marqué les années précédentes, toutes les filières énergétiques semblent activées simultanément et font preuve d'un empressement symptomatique d’une demande croissante en énergie à l’échelle globale. Le Québec ne fait pas exception. Gaz de schiste, nouveaux barrages hydroélectriques, forages pétroliers dans le St-Laurent, exploitation d'uranium et reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly 2, nous entendons cette année des discours urgeant à mettre en œuvre une série de projets énergétiques au Québec. L’absence de considérations environnementales inquiète cependant une grande part la population de la province : il aura fallu des efforts titanesques, malgré une opinion publique clairement positionnée pour un moratoire, avant que l'exploitation de gaz de schiste soit au moins partiellement freinée. L’urgence, voire l’agressivité avec laquelle les compagnies agissent ne fait rien pour rassurer la population, et les gouvernements québécois et canadien ont échoué à démontrer une vision à long terme en matière d’énergie.

 

Bien sûr, les obstacles au développement proposé par les grands industriels sont mal reçus par ceux et celles qui en profiteraient. On a pu le constater encore en janvier dernier, alors que la compagnie Petrolia, explorant pour du pétrole en Gaspésie, a déposé une poursuite bâillon (SLAPP) de 350,000$ contre Ugo Lapointe de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! et le journal Le Soleil pour avoir publié une critique concernant l’exploitation pétrolière dans la péninsule.

 

La vaste étendue de notre territoire, doublée d’une faible densité de population, crée un scénario parfait pour l’exploitation des ressources naturelles sans trop d'entrave, sinon celle venant des Premières Nations. Le Plan Nord semble profiter de ce fait et la démarche inquiète grandement les groupes écologistes, pratiquement exclus du processus et soumis à des tractations réduisant les enjeux environnementaux à des enjeux de conservation. Nous voyons très clairement la volonté de « développement », mais attendons encore le « durable ».

 

Par ailleurs, la rareté croissante des ressources non renouvelables (métaux, gaz, pétrole) font en sorte qu’il peut maintenant être rentable pour les grandes compagnies, et alléchant pour le gouvernement, d’explorer et d’exploiter là où cela aurait été impensable il y a vingt ou trente ans seulement. Cette quête désespérée est une conséquence directe d'un capitalisme dont la sortie de crise creuse à la fois d'énormes trous dans les écosystèmes et dans le fossé entre riches et pauvres.

 

Un nombre grandissant de personnes arguent que la vraie richesse ne se trouve pas dans l’argent qui nous serait versé dans l’immédiat advenant notre capitulation face à la demande des corporations et du grand « Lucide », mais bien dans la capacité de l’environnement à permettre une qualité de vie pour nous, les générations futures et toutes formes de vie. On voit maintenant des bannières exigeant une justice environnementale, ou encore une justice climatique (« Changeons le système, pas le climat! ») Des alliances se tissent entre les mouvements sociaux et les mouvements d'écologie sociale. Au Québec, le Réseau québécois des groupes écologistes participe de cette convergence stratégique, se rapprochant notamment de la Ligue des droits et libertés et du Mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire du Québec (MEPACQ). Nous mettons en branle un réel projet de société, écologique et solidaire, et c'est une aventure fascinante qui ne peut qu’évoluer avec la participation grandissante de chaque organisation enracinée dans sa communauté.

 

 

 

 

 

 

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