Appel à la solidarité - Mine uranium Strateco - Plan Nord

 
Bonjour à tous,
 
La compagnie minière Strateco souhaite exploiter la première mine d’uranium de l’histoire du Québec, malgré l’opposition des populations locales et malgré l’opposition élargie des Québécois-e-s face à ce type de mines qui génèrent des millions de tonnes de résidus miniers radioactifs laissés derrières (i, ii, iii, iv, v, vi, vii).
 
La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) sera dans le Nord du Québec les 5, 6 et 7 juin prochains pour consulter la population sur le projet minier de la compagnie Strateco. Dans un appel à la solidarité, nous demandons à tous ceux qui le peuvent :
 
  1. Venir les 4 et 5 juin à Mistissini (même si pas à la porte!), où un rassemblement et un spectacle publics auront lieux, à l’invitation de collègues Cris sur place.
 
  1. Émettre (idéalement avant le 5 juin) un communiqué de presse, ou un mot de solidarité, en appui à la population Cri de Mistissini et d’ailleurs au Québec qui demandent un moratoire sur les mines d’uranium (partagez votre mot de solidarité en ligne ici ou ici, ou envoyer directement à iserhoffshawn@hotmail.com). Vous pouvez également l’envoyer directement à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) : interventions@cnsc-ccsn.gc.ca.
 
  1. Faire un DON à la Coalition Québec meilleure mine! ou à l’un de ses organismes membres pour aider à l’organisation de ce rassemblement et des actions entreprises en parallèle (don en ligne ou par chèque; toutes les coordonnées ici).
 
Merci pour votre appui et solidarité !
 
 
 


 
contexte : non aux mines d’uranium au québec
 
À l’heure actuelle, plus de 300 municipalités du Québec ont adopté des résolutions en faveur d’un moratoire sur les mines d’uranium et de l’abandon des centrales nucléaires au Québec (2% de l’énergie du Québec). Des moratoires sur les mines d’uranium existent déjà ailleurs dans le monde, notamment en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et dans l’État de la Virginie, à cause des risques que pose ce type de mines pour l’environnement et la santé.
 
Au Québec, les projets miniers d’uranium les plus avancées (pas de mines encore) sont situés sur le territoire du Plan Nord, surtout sur la Côte-Nord et à la Baie-James (Eeyou Istchee). Dans les deux cas, les populations s’y opposent. Sur la Côte-Nord, la compagnie Terra Ventures s’est retirée en 2010 suite à la pression populaire des médecins et des gens de Sept-Îles. Ce sont maintenant les gens de la Minganie qui s’opposent au projet de la compagnie Uracan, avec les 8 municipalités et la MRC ayant adopté des résolutions en ce sens. Du côté de la Baie-James (Eeyou Istchee), la population se mobilise et la communauté Cri de Mistissini, appuyée par le Grand Conseil des Cris, demandent un temps d’arrêt sur les travaux d’uranium.
 
Outre les impacts et les risques associés à la gestion de millions de tonnes de résidus miniers radioactifs, les mines d’uranium nécessitent également de grandes quantités d’eau, d’énergie et d’intrants chimiques pour traiter le minerai. Le concentré d’uranium (« yellow cake ») doit être ensuite transporté sur de longues distances pour être enrichi davantage (Port Hope, Ontario). L’uranium sert principalement à alimenter les centrales nucléaires; la deuxième utilisation en importance est l’armement nucléaire… Dans les deux cas, le Québec doit faire mieux en priorisant des alternatives beaucoup moins risquées et dommageables pour l’environnement et les populations.
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