Communiqués

AMENDEMENTS AU PROJET DE LOI 14 NETTEMENT INSUFFISANTS: DES REGROUPEMENTS DE CITOYENS LANCENT «MORATOIRE CITOYEN» (MINES, GAZ, PÉTROLE)

Montréal, lundi 5 décembre 2011.  Trois grands regroupements de citoyens initient aujourd’hui une mobilisation nationale afin de permettre aux citoyens de partout au Québec de se protéger face aux importantes lacunes qui demeurent dans le projet de loi 14 (Loi sur la mise en valeur des ressources minérales dans le respect des principes du développement durable), suite aux amendements proposés par le gouvernement Charest mardi dernier. « À défaut d’un encadrement adéquat par cette nouvelle loi, les citoyens pourront ainsi imposer un moratoire chez eux en envoyant une lettre à la compagnie détenant un titre minier, gazier ou pétrolier sur leur terrain pour lui interdire le passage sur leurs propriétés durant la phase d’exploration, seule phase où les citoyens possèdent ce droit », affirme Ugo Lapointe de la coalition Québec meilleure mine ! Un site Internet (www.moratoirecitoyen.com) facile à utiliser fournit les outils nécessaires pour ce faire.

RÉFORME DU RÉGIME MINIER: VICTOIRES PARTIELLES POUR LES CITOYENS

Jeudi, 1er décembre 2011. « Les amendements au projet de loi 14 annoncés mardi par le ministre délégué aux mines, Serge Simard, constituent de véritables victoires pour la protection des droits des citoyens, mais beaucoup reste à faire au niveau de l’environnement, des redevances et de l’harmonisation des usages du territoire », affirme Québec meilleure mine! Les mesures proposées mardi interdiraient notamment l’expropriation et la relocalisation des citoyens à l’étape de l’exploration minière, tout en garantissant un soutien financier aux propriétaires de résidences familiales lors de la négociation avec des entreprises minières. « C’est un pas dans la bonne direction pour le respect des droits des citoyens », affirme Ugo Lapointe de Québec meilleure mine!

Plan Nord : Jean Charest exagère l’appui des écologistes

Montréal, 28 novembre 2011. Le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) accuse le premier ministre Jean Charest de mentir à propos de l’appui que confèrent l’ensemble des groupes écologistes au Plan Nord.

Le 22 novembre dernier, Jean Charest s’adressait à la Presse Canadienne pour tenter d’apaiser les nombreuses critiques à l’égard du vaste projet. « Mais nous, » insistait-il, « on sait ce qu'on a préparé en concertation avec les gens dans le Nord. On sait ce qui est sorti de deux ans de concertation avec ceux qui habitent le territoire, et avec les groupes écologistes. C'est un magnifique projet à long terme ».

Jean Charest semble sous-entendre par là que la totalité des groupes écologistes du Québec est derrière lui. « Cette façon de se servir des écologistes pour légitimer son jeu commence sérieusement à nous irriter  » précise Jacinthe Leblanc, présidente du RQGE. « Non seulement ce gouvernement sous-finance le secteur environnemental, en particulier les groupes d’action communautaire autonome, mais maintenant que le Plan Nord est remis en question, il invente une sorte d’appui général à sa démarche, alors que cet appui général n’existe simplement pas. »

Boom minier au Québec «Évitons l’erreur minérale» – coalition Québec meilleure mine !


Québec, le jeudi 24 novembre 2011. Au moment où le Québec vit le plus grand boom minier de son histoire, la coalition Québec meilleure mine ! revient à la charge pour éviter « l’erreur minérale » et exiger des conditions beaucoup plus strictes au niveau de la protection de l’environnement et de la qualité de vie des communautés affectées par cette industrie. « L’appât des gains économiques à court terme ne doit pas nous faire perdre de vue la nécessité de faire le ménage dans les vieilles pratiques qui persistent encore aujourd’hui, tout en dotant le Québec de tous les moyens nécessaires afin d’éviter aux générations actuelles et futures d’avoir à nettoyer les pots cassés d’un boom minier mal géré », insiste Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition Québec meilleure mine !
 
Absence d’un règlement environnemental
« Contrairement à l’agriculture, la forêt, les pâtes et papiers et les hydrocarbures, l’industrie minière est encore l’une des rares grandes industries à ne pas être encadrée par un règlement environnemental spécifique à son secteur. Un tel règlement est pourtant nécessaire pour que tous les projets miniers répondent à de meilleurs standards et normes en matière de protection de l’environnement, d’efficience écologique des procédés industriels utilisés (eau, énergie, gestion intégrée des résidus miniers, etc.), ainsi que de la réduction globale du bruit, des poussières et de l’empreinte des projets miniers dans leurs milieux », affirme Christian Simard de Nature Québec.

Communiqué - Redevances minières - Réaction au ministre Bachand au congrès libéral

REDEVANCES MINIÈRES : LE MINISTRE BACHAND ISOLÉ
 
Québec, dimanche 23 octobre 2011« Le ministre des Finances Raymond Banchand est maintenant isolé sur la question des redevances minières » affirme Québec meilleure mine! Après le Parti Québécois, Québec Solidaire et l’Action démocratique du Québec, le ministre Bachand tourne maintenant le dos à ses propres militants libéraux en refusant d’endosser une résolution demandant de bonifier les redevances à l’aide d’un seuil « plancher » sur la valeur produite plutôt que sur les profits. « En agissant de la sorte, le ministre tourne le dos à l’ensemble des Québécois et protège avant tout l’intérêt des lobbies et des actionnaires privés. Que faudra-t-il faire pour que le gouvernement comprenne que les Québécois sont exaspérés de voir leurs ressources non renouvelables exploitées sans justes compensations », déplore Ugo Lapointe de la coalition Québec meilleure mine!
 
La coalition mal citée
Pour justifier sa position, le ministre Bachand cite à tort la coalition Québec meilleure mine! en affirmant que le régime de redevances actuel répond aux demandes de la coalition. « Comment le ministre peut-il faire une telle déclaration alors qu’il sait très bien que nous demandons une redevance « plancher » sur la valeur produite plutôt que sur les profits depuis maintenant plus de 2 ans » affirme Ugo Lapointe.
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