Alimentation
Risque d’intimidation à grande échelle
Montréal 1er février 2011 : Le Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) et la Ligue des droits et libertés jugent abusive la poursuite judiciaire de la compagnie Pétrolia contre Ugo Lapointe, porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure Mine !, et le journal Le Soleil. Cette poursuite-bâillon est particulièrement préoccupante à l'heure où les débats publics, notamment sur la gestion des ressources naturelles, s’annoncent animés dans les mois à venir : les citoyen-ne-s doivent être en mesure de s'informer adéquatement et exercer sans entrave leur liberté d'expression.
« Que ce soit dans le dossier des gaz de schiste, de la refonte de la Loi sur les Mines et du régime forestier, de la réfection potentielle de la centrale nucléaire de Gentilly 2, de l’exploration et l’exploitation d’uranium, l’exploration pétrolière dans l’estuaire du Saint-Laurent ou encore de la construction de barrages hydro-électriques dans le nord du Québec, les mois à venir seront propices à de vifs débats. C’est donc dans ce contexte tendu que la poursuite actuelle contre Ugo Lapointe et Le Soleil vient jeter un froid. » s’inquiète André Bélisle, délégué du RQGE dans le dossier des poursuites-bâillons. L'intimidation judiciaire a un impact non seulement sur les personnes poursuivies mais aussi sur la liberté de presse, le droit du public à l'information et sur la démocratie participative. «Si monsieur Lucien Bouchard président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) est un homme d’honneur, il devrait faire retirer cette poursuite par Pétrolia, groupe membre de l’APGQ car le message envoyé par une telle poursuite indique une intention évidente de faire taire et de faire peur et cela s’ajoutera au dossier de l’APGQ dans l’opinion publique » a indiqué André Bélisle.
Pour le droit des pays d'étiqueter les aliments OGM
Communiqué - Ottawa, Montréal et Québec, le 30 avril 2010 -
Une coalition réunissant un large éventail d'associations de consommateurs, d'agriculteurs et de groupes environnementaux et de femmes interpelle la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, pour que le Canada cesse de s'aligner sur les positions américaines dans le cadre de négociations internationales sur l'étiquetage des aliments génétiquement modifiés. Les man¦uvres conjointes des États-Unis et du Canada pourraient compromettre le droit des pays d'imposer l'étiquetage des OGM.
Sous l'égide des Nations Unies, la Commission du Codex alimentarius, qui se réunit à Québec du 3 au 7 mai, tentera à nouveau de s'entendre sur des recommandations pour l'étiquetage des aliments OGM. L'adoption d'un texte du Codex sur les OGM permettrait aux pays qui choisissent de rendre cet étiquetage obligatoire de mettre leur réglementation à l'abri d'éventuelles poursuites en vertu des accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Bien que le Canada n'ait pas encore pris de position officielle, il a, par le passé, pris des positions proches de celles des États-Unis pour tenter de nuire à l'avancement des discussions et tout indique qu'il fera de même cette fois-ci.
